GR 30 - jour 7
De Super Besse à la Bourboule
Jeudi 2 octobre 2025
📋 Dans cet article
Septième et dernier jour sur le GR30. Je vais avoir une vraie étape de montagne et monter au Puy de Sancy à plus de 1800 m qui est à 6km de mon hôtel. Puis je vais descendre vers la Bourboule par différents cols, sur quelques 15 km.
Ce matin, comme hier, je suis le seul client de l'hôtel Gergovia et la grande salle du restaurant ainsi que son buffet sont tout à moi.
Carte du parcours
Départ
Il est 9h30 lorsque je descends à la réception pour faire mes adieux et prendre un panier repas très complet. Je peux encore témoigner de la grande générosité des hôtes qui m'ont accueilli. Je suis paré pour la dernière ascension des GR 4 et 30.
Pour rejoindre le GR 4, il faut traverser Super Besse jusqu'au pied des pistes. Tous les commerces sont fermés (on est hors-saison) et je ne croise que quelques commerçants qui se préparent pour les prochaines vacances.
Quelques pas sur une piste qui grimpe dur, histoire de me préparer et je me retourne vers Super Besse pour une dernière photo avant de rentrer dans un petit bois. Le vent froid qui soufflait assez fort la veille a cessé. Cela permet au soleil de régner en maître et les sous-bois sont bienvenus car je chauffe vite tant le dénivelé est raide. Je fais quelques haltes pour admirer un paysage dont l'horizon descend toujours plus vite.
A l'issue de ma première ascension, j'arrive à la tyrolienne. Le panorama sur le Puy de Chambourguet est à couper le souffle ! 🫨 De plus, une mer de nuage apparaît au sud est. Ca va être parfait pour mes photos !
Ensuite, c'est bien plus plat sur quelques centaines de mètres. Quelle vue ! Des volcans partout, qui se réveillent dans un brouillard vaporeux. Je suis gâté. Je devine le lac Pavin au fond de son cratère, là où j'ai quitté le GR 30 hier. J'espère bien pouvoir revenir et voir tous les lacs de la partie sud de ce GR. En attendant je monte.
Col de Couhay
Je suis à présent dans un décor tout minéral. L'herbe est rase et sèche. Il y a quelques indications, mais aussi tellement de pistes, chemins etc. que je fini par perdre le GR 4. Je vais toutefois, à l'instinct; arrivé au Col de Couhay. C'est vraiment une chance qu'il fasse si beau et que je vois loin, sinon j'aurai passer beaucoup plus de temps.
Une fois au Puy de Paillaret, je tourne à droite pour continuer à monter quand, enfin, je rejoint le GR 30. Je sais qu'à présent et jusqu'à la Bourboule je ne me perdrai pas. Je croise une sportive qui semble très habituée au parcours. Juste un bonjour et elle file littéralement vers les hauteurs. En quelques minutes elle est loin sur un autre volcan. De mon côté je vais aller tout lentement pour profiter de chaque pas jusqu'au sommet.
La vue sur la vallée de Chastreix est incroyable. Je pense même apercevoir très loin à l'ouest la Creuse et, au sud, le Plomb du Cantal dans une nappe de brume. J'arrive à un petit col qui, si je prend le sentier à gauche, me mènerai à une série de rochers appelés "le capitaine est ses trois filles". Je n'ai pas trop le temps pour cela, aussi je reste sur le GR30.
Puy de Sancy
Soudain, au détour d'un virage, il est là. Bien plus haut que mois et reconnaissable par son sentier en zigzague : le Puy de Sancy !
L'ascension est vraiment facile pendant 1 petit kilomètre. Je prends mon temps car le paysage est tellement exceptionnel que je veux conserver un max de souvenir.
Je suis à présent au col de la Cabane, qui est le début du chemin en zigzags. Il s'agit d'un escalier qui alterne rochers, cailloux et planches de bois pour tenir tout ça. Les marches sont inégales à cause de l'érosion et mes genoux me disent que le plus je peux marcher à côté, le mieux c'est 😁.
En haut de l'escalier, j'ai une vue très dégagée vers Courbanges à l'est et la mer de nuages au loin. Whouaouh !😍😎😍
Une fois au sommet, je me pose. Il est midi passé. Plusieurs personnes sont venues par l'autre versant et admirent le panorama à 360°.
Je peux alors d'un coup d'oeil circulaire voir tout le chemin parcouru: La Bourboule droit en avant, suivi de la Banne d'Ordanche et des grandes prairies de montagne jusqu'au lac de Guéry. Je devine la roche Tuilière juste derrière. Puis en continuant à droite, le Puy de l'Ouire et très loin le Puy de Dôme. Ensuite je me perds parmi les Puys jusqu'à trouver le château de Murol et le lac Chambon. Le Puy d'Olloix doit être ce volcan un peu à droite. Je continue à tourner et c'est Courbanges, suivi du plateau des Bruyères. Et tout derrière le sentier qui vient de Super Besse.
J'en ai pris plein les mirettes. Je repars car il me reste encore 15 km à faire ! Ce sera une vraie balade promenade car je vais principalement descendre. Cela commence par l'escalier plongeant du Puy de Sancy. De là je vois une variante du GR4, qui part à droite et serpente vers la ville du Mont-Dore. Je le quitte de manière définitive au bas des marches, au pas de l'âne pour continuer sur le GR30.
Il y a du monde ici car le Puy de Sancy est très accessible, que ce soit par téléphérique ou à pied. De voir toutes ces personnes me fait bizarre car je m'arrête régulièrement pour céder la priorité aux groupes qui montent. Je ne l'avais jamais fait depuis que je suis parti il y a 7 jours. Cependant on est loin de l'affluence de l'été.
Puy Redon
Du Puy Redon, je vois que j'ai déjà fait une bonne descente : la station du téléphérique est à présent au-dessus de moi. Quand au Puy de Sancy il est tout la haut dans mon dos 😍
Ici, le GR 30 ressemble à un sentier creusé par les moutons ou les vaches avec parfois des rochers à escalader.
Ca monte et ça descend jusqu'à "la tour carrée" ou les randonneurs se sont arrêtés manger et profiter de la vue. Ensuite c'est uniquement de la descente le long d'immenses prairies.
Je suis surpris de rencontrer des chevaux sur ces prairies après avoir croiser presque uniquement ded vaches. Ils semblent attendre quelque chose. Peut-être leur éleveur?
En même temps, je comprends qu'ils stationnent ici, car de là, ils ont un point de vue unique sur le Puy massif du Sancy.
Je vois même, en me tournant légèrement à gauche la descente du GR 4 que j'avais tentée l'été dernier. Mieux vaut avoir des bâtons pour la descendre car il s'agit d'une piste de ski rouge avec beaucoup de cailloux roulants.
Le Capucin
Encore 1 km et je peux contempler le Capucin qui ressemble à un pain de sucre, au-dessus de la ville du Mont-Dore. Par ailleurs, du Mont-Dore, il est accessible à pied ou par un funiculaire. Je vais passer sur la gauche du Capucin et descendre à travers une petite forêt.
Cette forêt marque la fin des escaliers. Ils sont là pour aider pendant l'ascension, mais pour la descente je trouve plus qu'ils "cassent" les jambes. J'ai parlé avec plusieurs personnes qui montaient et je voudrais signaler que ce sentier, qui mène du Capucin au Sancy, n'est pas pour les marcheurs occasionnels. Beaucoup de gens étaient essoufflés dès le premier kilomètre, ce qui est normal car nous sommes en montagne. Pour plus de confort, je préconise de monter en téléphérique jusqu'au Sancy puis de descendre à pied à condition d'être équipé un minimum : proscrire les baskets
Peu avant le Capucin je quitte le chemin de moutons (ou vaches) pour un sentier en pierre. C'est plus calme, il y a juste des marcheurs ou des coureurs. Il est vrai que tout autour du Capucin c'est vraiment accessible à tous. En plus il y a pas mal d'arbres qui donnent une ombre bienvenue.
Après être passé à gauche d'une maison isolée qui jouxte le Capucin je rentre dans une forêt. Je suis au 13ème km et ça continue à descendre. Je rencontre un couple de retraités dont la dame me demande si l'ascension vaut le coup sachant que son mari n'aime pas trop marché. Je vous laisse deviner ce que je moi et une autre randonneuse qui passait leur avons conseillé sachant qu'ils venaient en voiture 😊. J'espère qu'ils ont pris le téléphérique.
Fin du GR30
Je suis maintenant assez bas en altitude pour rester plusieurs kilomètres en forêt de sapins. C'est franchement agréable, d'autant que je ne fais que descendre : j'avance très vite.
Ca tourne à droite, à gauche et ça monte un peu. Je longe aussi les cascades du ruisseau de Cliergue tout un moment puis me voici à Rigolet. Je vois au loin Murat-le-Quaire accroché sur le volcan qui me fait face : je sais que je suis près de la fin du GR30. Plus de douleur, et un soleil radieux : que du bonheur ! Les deux derniers kilomètres filent à toute allure. Il faut franchir la route qui relie le Mont-Dore à la Bourboule. Puis sous l'ombre des arbres et à côté de la Dordogne je croise de plus en plus de locaux qui promènent leur chien.
Enfin, je suis au Genestoux. Après 7 jours de montagne, forêt, chemins qui montent et descendent, volcans, lacs et panoramas sensationnels j'achève un circuit en itinérance de presque 130 km.
Bilan de cette journée
- Un trajet plutôt facile car il compte 6km de montée pour 15 de descente
- Des paysages toujours incroyables avec une vue à 360° au sommet du Sancy